Trouver un emploi à Montréal…

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Je préfère commencer cet article en vous précisant que je ne détiens pas le monopole  du savoir!

Je vais vous parler de ce que j’ai entendu et non expérimenté. Ici il sera question des expériences de recherche d’emploi de différentes connaissances que nous avons sur Montréal.

Je croyais comme beaucoup qu’il était vraiment facile de trouver un emploi  à Montréal, mais à priori cela n’est pas si simple. En fait j’ai l’impression que tout dépend du type d’emploi que vous recherchez. J’ai entendu dire que les médecins (immigrants) avaient très peu de chance de trouver un emploi à Montréal à moins qu’on ne viennent les chercher dans leur pays!

Il n’est pas non plus possible de rentrer dans l’armée Canadienne à moins d’être né au Canada.

J’ai également entendu à plusieurs reprise que l’expérience passé, ce qui a fait de vous l’excellent travailleur que vous étiez dans votre pays de naissance, ne vaut rien! C’est comme si vous débutiez à nouveau. Pour un certain nombre de métiers il faut passer une équivalence ou reprendre ses études au point de départ! On me dit que  le québécois veut protéger l’emploi et offrira d’abord sa chance à un autre québécois. La première expérience professionnelle québécoise est capitale. C’est grâce à cette première expérience que vous serez considéré sur le marché de l’emploi.

Ce qui fonctionne extrêmement bien ce sont les salons de l’emploi la plupart de ceux qui sont passés par les salons ont été embauché avant même de venir vivre à Montréal.

Il faut aussi avoir conscience que votre premier emploi ne sera pas forcément à la hauteur de celui que vous avez quitté pour venir vivre au Québec. On doit d’abord vous tester, s’assurer que vous êtes à la hauteur des attentes, un bon travailleur!  Par contre l’évolution de poste et de salaire peut être extrêmement rapide! Il faut donc accepter de commencer en bas de l’échelle.

Il y a une chose qui est extrêmement importante au Québec, c’est le réseau. Cela fonctionne très bien et les gens sont contents de pouvoir vous référencer et vous aider. Il ne faut surtout pas hésiter à le faire fonctionner il y a une phrase qui dit “givers gain” c’est la loi de la réciprocité. Je t’aide tu m’aides et on est tous gagnant!

Concernant la création d’entreprise tout va très vite. Mais là je vous conseil de bien vous entourer. Expert-comptable et avocat d’affaires sont plus que nécessaires afin de ne pas commettre d’erreur fatale! Et oui nous sommes sur le continent nord-américain.

À tout ceux qui souhaitent trouver un emploi à Montréal en arrivant, je n’ai qu’un conseil (enfin non plusieurs), soyez patient, humble et croyez en vous. Surtout faites des économies car la vie est chère et il faut pouvoir tenir dans la durée! Avec courage et détermination tout est possible j’en suis sur, mais c’est souvent plus long qu’on ne le pense.

J’aimerai beaucoup recevoir les commentaires des lecteurs, vivants déjà à Montréal (et autour) ayant expérimenté le marché de l’emploi. Merci de nous faire partager votre expérience et vos ressentis.

N’oubliez pas que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs mais ici elle est plus grasse et d’un vert plus tendre (c’est un follower qui m’a chuchoté cette phrase et je la trouve très juste).

 

 

38 commentaires
  1. DUNAND dit

    Bonjour,

    Quand vous parlez de salons de l’emploi, vous parlez de salons à Montréal ou tout du moins au Canada??
    Car si je ne m’abuse et pour avoir lu pas mal de choses sur les démarches à entreprendre pour rechercher un emploi, il me semble qu’il est totalement illégal de rechercher un emploi lors d’un voyage touristique ou autre… Donc comment cela est-il possible de se faire embaucher au Canada, sur un salon, avant même d’y avoir immigré?
    Cordialement,
    R. DUNAND

    1. Géraldine dit

      En voilà une bonne question!
      N’est-il pas possible de venir sur un salon, donner son CV, rentrer en France et recevoir une lettre d’embauche? C’est illégal?

      1. Philippe M dit

        Il est strictement interdit de chercher du travail sur le sol Canadien en tant que touriste ! Si il est prouvé qu’il y a eu recherche d’emploi sur le sol Canadien, c’est l’expulsion et une interdiction du territoire.
        Par contre il y a des forum sur Paris, Lyon où les sociétés Canadienne recherche des personnes bien ciblés (IT, infirmières …).

        Pour ma part trouver un emploi au Québec sans permis de travail n’a pas été très dur (3 semaines), je suis développeur informatique avec plus de 10 ans d’expériences donc j’ai été recruté depuis la France 🙂

        Après ce qui est de la recherche d’emploi, devoir repartir depuis le bas … dans les TI (start up) c’est vraiment pas le cas et l’expérience de France est reconnue. Mais comme dans beaucoup de job ici il faut être bilingue 😉

        Voilà

        1. Géraldine dit

          Merci d’apporter ces précisions à mon article. Ainsi les lecteurs pourront en prendre connaissance.
          Je ne parle pas de moi ni de mon expérience, je suis bilingue et pour le moment j’analyse le marché pour un projet de société en attendant les fonds nécessaires(mais chut)! Tout cela en plus de mon blog, ma page, mes quatre enfants, bref je suis bien occupée. 🙂

        2. Géraldine dit

          Il est interdit de se faire embaucher avec un visa touriste!

      2. Linda dit

        Il y a régulièrement des foires d’emploi qui se tiennent en France dans différentes villes. Ce sont des entreprise qui se déplacent pour entrer en contact avec les postulants.
        N’hésitez pas à guéter le prochain salon et allez-y. Si vous avez un profil recherché vous pourriez vous voir offrir un contrat.
        Cela vous reviendra moins cher que de vous déplacer jusqu’au Qc sans aucune garantie et surtout qu’il est interdit de venir en tant que touriste pour chercher un emploi. Si vous le dites au douanier à Mtl il vous retournera illico par le prochain avion à vos frais. Les canadiens craignent avant tout que les gens restent clandestinement au pays (il y en a).

        1. Géraldine dit

          Je vis au Québec depuis le 6 aout 2015 😉

    2. Emi dit

      Ce n’est pas nécessairement vrai. Pour avoir un permis de travail, une V.I.E ou encore un visa JP, il faut d’abord avoir une promesse d’embauche, avant même d’entamer la procédure de demande de visa pour travailler au Québec.

    3. Linda dit

      Il y a régulièrement des salons d’emploi en France proposés par la délégation québécoise. Y sont présentes des entreprises en recherche de candidats. Si votre profil intéresse vous pourriez être embauché grâce aux démarches de l’entreprise pour vous obtenir un visa de travail temporaire.
      Et il y a aussi Internet via les sites d’emploi (jobboom, etc.) qui proposent des postes et il est possible de postuler à distance.

    4. Delfine dit

      Bonjour. Je me permets de vous répondre à titre d’info en fonction de ce que je connais. En France vous avez les Journées Québec organisées deux fois par an sur Paris (les prochaines sont les 21 et 22 mai 2016), salon permettant la rencontre entre employeurs du Québec venant en france et à la recherche de “main d’oeuvre” et candidats. Il faut postuler à une offre à laquelle vous correspondez en fonction des demandes et y être convoquer pour pouvoir s’y présenter.
      Cordialement,
      Delfine.

  2. Nathalie dit

    Merci pour l’article! Vos conseils semblent très judicieux!

    Personnellement, nous avons reçu des échos dans les deux sens car il y a visiblement des secteurs plus porteurs que d’autres et le réseautage est visiblement très important…

    Concernant l’équivalence et l’´experience, cela semble valable autant pour les expats que pour les canadiens qui viennent d’une autre province, tout le monde doit faire ses preuves…

    Il faut s’accrocher à ses rêves!

    1. Géraldine dit

      Concernant l’équivalence, il y a des règles à suivre au Québec qui concernent tous les natifs hors Québec. C’est pour cela que j’ai précisé pays de naissance.
      Concernant l’emploi J’ai également reçu des échos dans les deux sens. Mais ce qui est sur c’est que celui qui acceptera de prendre un poste en dessous de celui qu’il avait avant d’arriver au Québec trouvera beaucoup plus facilement que celui qui s’accroche à son expérience et refuse d’être rétrogradé! Il faut faire ses preuves et prouver de la valeur que vous apportez à l’employeur. Ce n’est pas une critique mais un fait établis et personnellement je trouve cela très juste et très bien!

    2. Elo dit

      Bonjour Nathalie quels sont les secteurs plus porteurs que d’autres? Merci pour la réponse.

      1. philippe m dit

        Salut,

        Sur le site gouvernemental du Québec, tu peux trouver une liste d’emploi qui sont fortement recherché, mais attention faire parti de cette catégorie ne garantit pas d’avoir facilement un job, il faut être très bon (je parle de mon expérience dans les TI).

        http://www.immigration-quebec.gouv.qc.ca/fr/employeurs/embaucher-temporaire/recrutement-haut-salaire/liste-professions.html

  3. demaud anna dit

    Je ne connais pas ce qui se passe de l’autre coté de l’atlantique, je sais seulement qu’en France on peut aussi trouver du travail pour peu que l’on accepte de travailler et de ne pas toujours être payé des milles et des cents. Mais certains français préfèrent vivre des aides plutôt que de se lever le matin pour aller bosser. Il est vrai que le système français est assez unique en son genre car lorsque l’on gagne plus en alloc qu’en salaire il est évident que ça ne donne pas envie de travailler. Je ne pense pas qu’il y ait vraiment des eldorados sauf pour ceux qui ont déjà de l’argent en partant. Certains pays certes proposent du travail mais pas de couverture sociale et le temps de la retraite venue, que reste ‘il?
    A chacun de faire son expérience. Untel sera mieux la, un autre sera mieux ailleurs. Ainsi va la vie.
    En tout les cas merci pour ce post en particulier et ce blog en général. Merci de votre sincérité pour montrer la réalité des choses.
    Continuez et au plaisir de vous lire encore et toujours.

    1. Géraldine dit

      Merci pour votre commentaire et merci de prendre plaisir à me lire.

  4. Sandie Rieu dit

    bon courage a vous et tenez bon vous allez y arriver

  5. Elo dit

    Bonsoir,

    Vous dites que la vie est chère et pourtant, les loyers par exemple, sont plutot abordables.
    Pouvez vous préciser ce qui est cher ?

    Merci !

    1. Géraldine dit

      Oui dans une prochaine publication.

    2. Jocelyne Langlasse dit

      En effet, les loyers sont moins chers qu’en France, mais le salaire est aussi plus bas. Nous payons des impôts directement prélevés à la source au provincial (gouvernement québécois) et au fédéral ( gouvernement du Canada). On doit payer aussi tous les ans des taxes scolaires et pour ceux qui sont propriétaires des taxes municipales (impôts fonciers). Nous devons aussi payer tous les ans notre permis de conduire ainsi que nos plaques d’immatriculation. De plus lorsque vous achetez un appartement ou une maison vous recevez un mois après une taxe de bienvenue. En ce qui concerne l’épicerie, il y a certaines choses qui sont chers (fromage, vin certains yaourts.. On doit aussi avoir des assurances pour l’achat de médicaments. Voilà j’espère avoir répondu à votre question.

  6. Nelly dit

    Et qu’en est-il de votre propre expérience? Vous nous parlez du Québec en général, mais quel est votre vécu depuis votre arrivée?
    Il me semble avoir lu que votre mari avait repris des études (je ne sais pas dans quel secteur), je suppose que cette pause salariale débouchera sur un emploi dans un domaine dans lequel il y a de l’embauche? Je l’espère pour vous en tous cas!
    Si je ne me trompe pas, vous aviez aussi parlé d’un emploi que vous occupiez les premiers temps (je ne sais plus lequel), mais ça n’avait pas duré. Avez-vous retrouvé autre chose?
    Je pense que beaucoup de personnes sont comme moi et attendent avec impatience d’avoir un retour de votre part sur tout un tas de sujet, dont celui de l’emploi, et de découvrir un peu plus votre quotidien!

    1. Géraldine dit

      Merci Nelly pour votre commentaire. Je ne vous parlerai pas trop de ma vie privé car justement elle est privée 🙂 Je resterai sur de l’information générale que je ne considère pas privé.
      Oui mon mari a repris ses études et cela pour trois ans, il est en design d’intérieur dans un Cégep!
      J’ai effectivement travaillé pour une société qui s’appelait Madame Croissant. Je m’occupais du développement commercial de la société. Nous vendions des croissants et autres viennoiseries dans les entreprises pour tout ce qui était réunion et petit-déjeuner d’affaires. Cette entreprise à malheureusement dû fermer suite au pâtissier qui ne voulait plus produire! Je travaillais avec une amie et j’étais très contente! Depuis j’ai eu une autre idée que je ne peux pas encore monter faute de fond! Alors je me consacre à mon blog, ma page Facebook et mes quatre enfants. Cela rempli bien mes journées.

  7. Laurence Billereau dit

    Ravie de voir que de nouveaux Français arrivent ici au Quebec. Pour moi trouver un emploi ( esthéticienne) à Montréal n’a pas été difficile et pour mon mari non plus ( informaticien ).Pour ma part le monde de l’esthétique étant de toute façon mal payé je n’ai pas vu de différence. je suis passée donc très vite formatrice pour divers marques de cosmétiques et maintenant un petit mi-temps au spa st James du Ritz Carlton Montréal. mais le Quebec m’a surtout apporté la possibilité de créer mon entreprise qui démarre en mars prochain ou je crée un réseau de vendeurs indépendants avec les produits du Dr Vincent Auchane chirurgien esthétique qui désire implanter sa marque ici au Quebec. Pour mon mari c’est la même chose il a travaillé comme indépendant dans l’informatique et maintenant a sa société. Montréal nous a donné des ailes et des opportunités que nous aurions eu plus difficilement en France. les deux première années nous ont permis de nous faire connaitre dans nos domaines respectif ( ne pas hésiter a re démarrer en dessous de ses prétentions )avec des hauts et des bas ( ne pas se décourager ) ;-). Nous sommes ici depuis 5 ans avec enfants et chats et heureux de ce choix.

  8. Le_concombre_masque dit

    Rapidement (!!!):

    – beaucoup d’emplois ici sont gèrés par des “ordres”. Il faut ainsi etre membre de l’ordre pour avoir droit d’exercer (médecin, dentiste, psy, ingénieurs, comptables, avocats, etc.) et payer sa cotisation tous les ans. Si vous avez ce type de professions, préparez vous soit à repasser un certain nombre de diplômés (lire plusieurs années d’études) soit à changer de profession.
    – les métiers du bâtiment (ici on dit de la construction) (électriciens, plombiers, etc) aussi sont réglementés. Il faut passer des examens sur les normes en vigueur ici afin de réussir à avoir “nos cartes”
    – ce n’est pas l’expérience passée qui ne vaut rien. C’est surtout les diplômes… On ne sait même pas à quoi ils correspondent ici et on ne cherchera pas à le savoir. Pour votre expérience, suivant le niveau du poste et la taille de l’entreprise, on peut vous demander des références et aller jusqu’à leur téléphoner en Europe. Mais c’est rarissime. En revanche, votre expérience, si vous décrochez une entrevue, on va la décortiquer en vous demandant ce que vous avez réalisé concrètement. Sachez vous vendre. Il est possible de trouver un emploi dans sa branche dès le début et pas forcément moins payé. J’ai gardé mon premier emploi 7 ans.
    – abandonnez l’idée de trouver un emploi avant d ‘arriver ici. Cela ne marchera pas. Tout au plus, pouvez vous établir des contacts qui vous demanderons de les recontacter à votre arrivée.
    – les salons de l’emploi thématiques à montreal c’est bien si vous avez la chance d’en avoir dans votre domaine. Vous pourrez y laisser plusieurs Cv rapidement,
    – les cdd, cdi ici vous pouvez oublier cela. Vous pouvez etre dans la rue sans travail avec votre boite sous le bras en moins d’une heure. Pour palier à cela, on “reseaute”” sans cesse en gardant de bonnes relations avec des anciens collègues, des fournisseurs, des clients, etc. Ce qui fait qu’on peut trouver un autre emploi presque aussi vite!
    – la grande majorité des offres ne circulent pas, on recrute par relation (à ne pas confondre avec le piston à la française!). C’est ce qui fait mal aux primo immigrants en arrivant on a aucun contact.
    – il faut parler anglais. Que cela plaise ou pas, l’un des plus gros marché du Quebec se trouve au sud. Les fournisseurs s’y trouvent aussi bien souvent. Il est donc quasiment certain que l’on “switchera” en anglais pendant une entrevue et ce parfois dans la même phrase. Ne tombez pas de votre chaise.
    – une fois qu’on est bien établi ici il est facile de créer son entreprise (sa compagnie). Soit en s’enregistrant, soit en s’incorporant. Enregistrement : petite entreprise avec responsabilité personnelle et petit chiffre d’affaire. Incorporation: entreprise plus grosse, obligation de faire certifier ses comptes par un comptable annuellement. Aucune responsabilité sur nos bien propres. Pour info, s’incorporer avec l’aide d’un avocat coûte environ $1500 et prends 48 heures. Aucun capital social requis. Un comptable pour un bilan c’est à partir de $300 par an.
    – pour contre balancer les propos sur le coût de la vie: l’eau potable est généralement gratuite, les assurances auto sont beaucoup moins chère qu’en France, l’essence super est actuellement à un peu plus d’un dollar le litre, l’électricité est l’une des moins chères au monde (meme si cela change tranquillement) et surtout: le sirop d’érable est moins cher qu’en France! 🙂

    1. Géraldine dit

      Ouah, merci pour votre commentaire très très complet! C’est super pour tous ceux qui envisagent de tout plaquer pour venir ici.
      Vive le sirop d’érable. 🙂

    2. Linda dit

      Ce n’est absolument pas nécessaire de passer par un avocat pour créer son entreprise. Les démarches sont accessibles. En revanche il faut un bon comptable très important pour la fiscalité et ça coûte beaucoup moins cher que l’avocat.

      1. Géraldine dit

        Pour la créer non, pour se protéger et connaitre ses droits oui! Chacun fait comme il veut mais pour ma part je ne créerai pas de société au Québec sans un avocat fiscaliste, un avocat en droit des affaires et un expert comptable 😉

    3. drone Canadien dit

      Le commentaire de « concombre masqué » est très bon et je vais (essayer) éviter de le paraphraser.

      Je prends ainsi quelques minutes pour en laisser un également.

      je suis dans le domaine du recrutement depuis quelques années au Québec après une expérience en France dans le même domaine.

      De ce fait, l’expérience est la priorité sauf si le métier est un « ordre » ou si l’entreprise a des exigences en terme de scolarité selon le niveau de poste (exemple : être gestionnaire, il faut avoir un diplôme universitaire).

      Ceci demande de la motivation mais les études à distance sont possibles et donc les évolutions d’autant plus accessibles.

      Trouver un emploi à partir de la France ? à part vouloir vivre au Yukon ou dans le grand nord (tres beau cela dit) ou là, les salons « destination canada » vous feront vos papiers en quelques semaines, oubliez ça pour le la province du Québec notamment. Il faut venir avec des économies, beaucoup et faire des emplois d’intégration, des « jobines », pour apprendre les rudiments du pays et pouvoir vivre dans de bonnes conditions.

      Ensuite, en quelques mois, si votre métier le permet, vous pourrez en trouver un , peut être pas au même niveau mais l’évolution est très rapide, ne pas oublier.

      Faites vous connaitre :
      – premièrement, faites vos équivalences de diplomes par le MICC car ca peut vous aider si vous l’avez déjà selon les entreprises ciblées.
      – Allez dans les salons d’emploi
      – Inscrivez vous dans des agences de placement (Adecco, Randstad, GardaWorld Services RH, Manpower, Télé ressources etc.) les défis d’emploi même de quelques jours comptent ! Ne les ignorez surtout pas. Ils sont un formidable levier pour se faire du réseau d’amis et professionnels !
      – réseautage d’expatriés
      – réseaux sociaux (linkedin)
      – l’organisme interconnexion à Montréal peut valoir la peine même si ce sont des stages non rémunérés
      – et j’en oublie certainement vu le nombre d’organisme.

      L’anglais est un atout non négligeable, travaillez le !
      Elargissez votre réseau (ne restez pas entre Français, c’est un danger de cloisonnement)
      il faut différents ingrédients pour faire une bonne soupe, gardez le en tête si vous voulez réussir votre projet d’installation.

      Ici, tout bouge vite ; Pour trouver un emploi comme pour être mis à la porte avec « son carton sous le bras » mais ce cycle là est celui de l’Amérique du Nord.
      Cela entraîne une flexibilité des contrats de travail et vous permet d’être acteur de votre carrière dans tous les cas.

      Il faut deux à trois ans pour retrouver un bon niveau de vie (même si à niveau inférieur, c’est plus agréable au Canada qu’en France) selon le niveau hiérarchique recherché mais pendant cette évolution, il y aura des hauts et des bas et surtout une expérience de vie enrichissante et qui sait, vous aurez le goût de vivre dans différentes provinces canadiennes.

      Bon succès car vous avez la solution en vous !

      1. Géraldine dit

        Un grand merci d’avoir pris le temps d’apporter autant d’éléments de réponse.Toutes ces informations sont un gisement d’or pour les followers. Je suis contente également à titre personnel. Il n’y a plus qu’à suivre vos conseils.

  9. Doan dit

    Bonjour,
    Je souhaite porter mon témoignage à ce poste en vous décrivant notre expérience personnelle. Je vais essayer de vous donner des chiffres concrets pour que vous puissiez vous rendre compte de notre situation actuelle après 10 mois à Montréal, QC.

    **** Notre situation à mars 2015 ****
    Couple marié de 28 et 30 ans, sans enfants en région parisienne. Revenu annuel brut du ménage en France : 66 000 €
    Emploi de mon épouse : RH
    Mon emploi : Technico-commercial
    **** Notre situation à janvier 2016 ****
    Couple marié de 29 et 31 ans, sans enfants. Revenu annuel brut du ménage à Montréal : 95 000 CAD (soit 65 500€) (on prendra 1€ = 1,45 CAD pour les calculs)
    Emploi de mon épouse : RH
    Mon emploi : Technico-commercial

    Le bilan est pour nous positif, nous avons trouvé ici un équilibre entre vie pro et vie perso que nous n’avions pas en France bien que nous avions une situation confortable. Nous avons retrouvé quasiment le même niveau de confort que nous avions.

    Ma devise : « Don’t dream your life, live your dreams ! »

  10. Pouts dit

    Petite précision pour certaines professions réglementées (c’est à dire pour lesquelles une inscription à un ordre professionnel est obligatoire) : il existe entre la France et le Québec des arrangements de reconnaissance mutuelle (ARM) facilitant l’équivalence des diplômes. J’ai pu ainsi obtenir un permis d’exercice de la médecine après 1,5 an d’attente et la réalisation d’un stage d’adaptation. C’est long et parfois décourageant mais il ne faut jamais désespérer !
    Par contre les Canadiens sont pragmatiques. S’il y a un besoin dans certains secteurs, ils favoriseront l’embauche de mains d’œuvre étrangères mais cesseront tout dès que le besoin sera comblé.
    Bon courage à ceux qui veulent franchir l’Atlantique.

  11. Le_concombre_masque dit

    Bonjour,

    Je comprends votre anxiété avant le grand saut. Cependant, si je peux me permettre, faites surtout le point sur les véritables raisons qui vous poussent à partir. En définitive, ce sont elles qui vous pousseront à rester lorsque vous rencontrerait des difficultés (oui ça arrivera!). Voyez votre immigration dans son ensemble et posez vous des questions: vous adaptez vous facilement au changement? Avez vous la fibre familiale (êtes vous capable de ne voir vos proches qu’une fois tous les 2 ans? De ne pas être forcément à leurs côtés pour mariages, naissance, maladie, décès, etc.). L’éloignement familial est l’une des premières causes de retour.

    Vous voulez toujours partir? Go! Donnez vous en les moyens! Je vous trouve un peu trop restrictive… il y a une vie après la sécu! Je pense qu’il sera très difficile de de rentrer à la Rrq. Les postes de fonctionnaires sont très prisés à cause des conditions d’emploi (retraite et autres) qu’ils procurent.
    Vous semblez vouloir aller à Québec sans doute pour vous rapprocher des administrations. Mais Québec, c’est bien spécial… c’est beau pour les vacances mais pour y immigrer c’est autre chose… je ne veux pas lancer de débat ici mais ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle le “Village”. L’intégration y est même difficile pour les québécois. Bassin d’emploi plus restreint, hivers plus longs et plus rigoureux, etc.

    Pour mitiger les risques, envisagez aussi d’immigrer séparément. Un seul membre de la famille arrive ici seul, débute l’installation et les démarches avant que le reste de la famille arrive.

    Bref, ouvrez vos horizons, vos alternatives afin d’augmenter vos possibilités. Et dites vous bien qu’on ne peut jamais apprendre à nager sans se mettre à l’eau…

    Ps: Desolé pour les typos et autres mais sur un téléphone dans les transports en commun c’est pas évident! 🙂

  12. Linda dit

    Mon mari a créé son entreprise (PME) en s’inscrivant auprès du ministère pour avoir son numéro d’entreprise ainsi que numéros TPS et TVQ (vraiment rien de compliqué surtout de nos jours ça se fait via internet). Il a pris un bon comptable qui ne le facture pas à chaque coup de tél. et niveau fiscalité il est hyper bien conseillé. Son entreprise existe depuis 1990 et est devenue incontournable sur le marché québécois (sans prétention) (parmi les Euro Excellence, Tousaint…). Le Qc est vaste mais les partenaires d’un même domaine se côtoient très facilement et se font vite connaître. Fiscalement et pour les lois un comptable en connaît autant qu’un avocat et a plus de bons conseils pour son client.
    De toute façon le but d’une entreprise est de générer des bénéfices et de pouvoir bien les réinvestir et tout cela dans la légalité la plus transparente. Je parle pour une PME versus les multi nationales qui elles ont plutôt intérêt à avoir non pas un mais des avocats. Mon gendre est avocat dans le domaine du droit du travail.

  13. CHASSAIN dit

    Merci à vous pour tous de relater vos expériences. C’est enrichissant pour tout français désirant s’expatrier! Nous, nous allons passer 10 jours à Montréal en Juin 2016 pour un séjour touristique, et profiter également de ce voyage pour commencer à prospecter sur une éventuelle expatriation (travail, école, logement…). Au plaisir de vous lire!

    1. Géraldine dit

      N’hésitez pas à me poser des questions si je peux vous aider je le ferai

      1. CHASSAIN dit

        Je reviendrai sûrement vers vous d’ici le mois de Juin, nous arrivons le 23 juin pour 10 jours. Mon mari va prendre contact avec des recruteurs (aujourd’hui il est maître d’œuvre à son compte. L’équivalent au Canada est estimateur. Moi, comptable). En attendant, je vous suis par FB et par votre blog! Merci à vous! Hélène

  14. Emna Zmerli dit

    votre site est très intéressant pour tout nouveau immigrant. Dans le domaine de l’emploi , j’ai un seul conseil , apprenez l’anglais. On a beau dire que le Québec est français, mais si vous voulez décrocher un bon emploi bien rémunéré, et qui mérite de quitter son pays pour, sans l’anglais vous ne l’aurez pas . La plus part des bureau chefs sont en Ontario et parler anglais vous donnera des ailes. dernière note , oubliez le mois de vacance, Vous êtes en Amérique, et les vacances commencent pour la plus part des postes avec 2 semaine par mois, et si vous êtes bon négociateurs , vous arriverez à avoir 3 . Le mois de vacances vous ne l’aurez qu’après un bon 8 à 10 ans avec la même compagnie.
    Bonne chance

    1. Géraldine dit

      Merci pour votre conseil sur l’anglais. I’m totally bilingue as I lived 4 years in The US when I was a child. I choosed to write my articles in French as I’m mostly followed by french people living in France!

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