Vous ne pensez pas qu’il est temps de changer l’éducation des garçons dans le monde?

2

« Les cas d’inconduite sexuelle déferlent dans le monde » Voici le titre de l’un des articles du journal quotidien « Métro » paru hier !

En effet en Italie, en Israël, au Royaume-Uni au Canada des grandes figures tombent suite à l’affaire Harvey Weinstein divulguée il y a déjà plusieurs semaines aux États-Unis.

La France quant à elle a parlé fort, des milliers de témoignages de violences sexuelles émergent sur les réseaux sociaux sous l’hashtag #balancetonporc, sous l’initiative de la journaliste Sandra Muller. Elle invite les internautes francophones à dénoncer les hommes qui les ont harcelés. Suivent rapidement sur les réseaux sociaux, les hashtags #metoo #moiaussi dans le monde entier

J’ai lu dans un article du magazine Madame Figaro qu’Isabelle Adjani, grande actrice française expliquait, que la plupart des gens estiment que « si une actrice doit coucher pour y arriver, ça reste naturel, voir normal, selon l’idée qu’il faut bien donner de soi quand on veut obtenir beaucoup » …

Ici à Montréal, le festival Juste Pour Rire perd son fondateur, Gilbert Rozon. Il est accusé de harcèlement sexuel et/ou d’agression sexuelle par une dizaine de femmes. Gilbert Rozon était également le commissaire aux célébrations du 375 éme anniversaire de Montréal, et vice-président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Il a démissionné de toutes ses fonctions suites à ces dénonciations.

Éric Salvail, animateur de radio, également accusé de harcèlement sexuel et/ou d’agression sexuelle a été chassé des ondes et a vendu tous les actifs de sa société Salvail&Co.

Les Québécois sont sous le choc !

L’affaire Rozon éclabousse un festival fondé en 1983. Un festival d’humour qui a lieu chaque année à Montréal, Qc. Il s’agit du plus gros événement du genre au monde. Il prend place au cœur de l’été et fait rayonner la ville de Montréal, les humoristes Québécois et aussi du monde entier. Comment survivre après une telle éclaboussure ?

Heureusement, une coalition d’une cinquantaine d’humoristes réagît suite à l’appel de Martin Petit pour créer un festival « post Gilbert Rozon ».

Ensemble ils lancent le Festival du Rire de Montréal. Au micro de Radio-Canada l’humoriste Martin Petit expliquait : « on fait table rase (…) C’est un mouvement d’organisation collective. (…) On va juste essayer de faire le meilleur festival pour le monde ».

Aujourd’hui je m’interroge, qu’en serait-il de toutes ces agressions sexuelles, de tous ces harcèlements sexuels, si ces actrices n’avaient pas dénoncé Harvey Weinstein dans un article du Times en date du 5 octobre 2017.

2017… pourtant on se croirait encore au moyen-âge ! Quelle éducation donne-t-on aux petits garçons pour qu’une fois adulte ils se sentent puissant avec leur pénis entre les jambes ?!!

Des centaines d’années que des femmes du monde entier dénoncent la violence faites sur les femmes, et pourtant à l’aube du 21éme siècle, des milliers de femmes dans le monde sont encore victimes de violences sexuelles.

Pas seulement dans le monde artistique, également derrière les murs clos des maisons, des appartements. Des femmes sont victimes de leur mari, le viol conjugal !

Au sein des écoles, des universités, des partys, des femmes, des jeunes filles sont harcelées, violées… Quand est-ce que ces violences prendront fin !

Le monde ferme encore les yeux, aveuglés par quoi ? La peur du soi-disant « tout-puissant », l’argent ?

Pour se donner le droit d’agresser un autre être humain, faut-il manquer d’amour envers soi-même ou bien faut-il au contraire se croire un être supérieur, être un nazi en dormance ?

Mère de quatre enfants, deux garçons de 17 et 16 ans, deux filles de 13 et 12 ans, nous parlons beaucoup du respect envers les femmes/filles. Du respect que les femmes doivent avoir pour elles, mais, oui mais surtout du respect de la liberté des femmes.

Ici à Montréal les femmes et les jeunes filles s’habillent comme elles le souhaitent. En pleine ville l’été, des femmes se promènent dans les rues, les transports en commun en journée ou tard le soir en mini-jupe ou mini vraiment minishort ! Pas un homme ne les sifflerait, ne les klaxonnerait.

Je me souviens encore de l’été dernier où nous marchions dans Paris, une de mes filles alors, âgée de douze ans était en short et débardeur avec une jolie paire de baskets. Un homme en scooter l’a sifflé ! Nous n’avons pas compris ! Il l’avait vu de dos, et oui pour Paris son short c’était trop court !! Nous avons eu « froid dans le dos » Nous étions horrifiés par ce comportement déplacé et malsain !

Qu’est ce qui donne le droit à l’homme de dire aux femmes, aux jeunes filles, comment se vêtir, quel longueur ou transparence de vêtements doivent-elles porter ! Pourquoi est-ce qu’une femme qui souhaite mettre en avant sa féminité est une « pute » ?

C’est d’ailleurs ainsi que les petites-filles sont éduquées depuis des années. Les parents font culpabilisés leur fille pour leur beauté, leur rondeur, leur corps de femme ! C’est insupportable ce poids que l’on fait porter aux petites filles du monde entier, alors qu’il suffirait tout simplement d’éduquer les garçons.

Saviez-vous qu’au moyen-âge une femme qui jouissait trop, était pendue considéré comme une sorcière car elle avait un clitoris ! Qu’encore aujourd’hui en Afrique des jeunes filles sont excisées dans des conditions monstrueuses ! Le plaisir leur ai interdit !

Mesdames, Messieurs je ne vous demande qu’une chose, arrêtez vos fausses pudeurs, vos silences.

ÉDUQUEZ vos garçons, pour qu’ils deviennent des hommes respectueux. Pour qu’ils apprennent à gérer leurs émotions sexuelles lorsqu’ils sont attirés par une femme !

Apprenez à vos garçons que NON ils ne peuvent pas avoir tout ce qu’ils veulent simplement parce que la nature les a dotés d’un pénis et d’une musculature avantageuse !

Une femme, une jeune fille en 2017 doit être libre de s’habiller, se maquiller comme elle le souhaite sans pour autant passer par une fille facile.

Messieurs il est temps que vous compreniez que RIEN ne vous donne le droit d’abuser du sexe féminin !

Je suis heureuse de vivre au Québec où mes filles se sentent libre et en sécurité. Cela ne nous empêche pas de rester vigilant et de discuter avec nos enfants.

La société québécoise est beaucoup plus ouverte d’esprit et surtout beaucoup plus respectueuse envers les femmes, et ce malgré l’affaire Gilbert Rozon et Éric Salvail.

Je dirai même que la société québécoise est extrêmement respectueuse des êtres humains en général, quel que soit leur sexualité, leur origine, leur choix !

Si les Canadiens y sont arrivés alors c’est possible partout dans le monde, il est temps de modifier les critères d’éducation des garçons dans le monde !

Parents, ressaisissez-vous! Je vous invite à prendre vos responsabilités éducatives envers vos fils.

📸Crédit photo AleXsandro Palombo- série What kind of man are you – Dessinateur

2 commentaires
  1. Johnny Sins dit

    Moins d’harcèlement c’est très bien. C’est une des bonnes choses du Canada et du Quebec.

    Mais aujourd’hui et après ça je crains une altération considérable des rapports hommes-femmes.
    Le Canada est un parfait exemple de pays où le “féminisme” moderne (qui selon moi s’éloigne beaucoup et de plus en plus du vrai féminisme, le féminisme initial) prends une place beaucoup trop importante et n’a personne pour apporter un point de vue différent, opposé. Tout avis un peu divergent fait automatiquement de vous des “sexistes”, “misogynes” etc..

    Et ce mouvement souvent très proche de la communauté (lobby ?) LGBT+… réduit la liberté d’expression dès lors que l’opinion ne correspond pas à leurs idées. (cf: Lauren Southern, militante d’extreme droite, aspergée d’urine en Colombie-Britannique après avoir dit qu’il n’existait que deux sexes).
    Quelqu’un, même avec des idées qui nous semblent insupportables doit elle subir pareil traitement ? même au nom de “légalité” ?

    En France nous avons maintenant une loi qui verbalisera les “regards appuyés” entre 90 et 750€….
    Ce genre de lois (inapplicables au passage) sont une épée de Damocles au dessus de la tête des hommes, faisant d’eux des “harceleurs” potentiels.

    Les Canadiens sont arrivés à ce résultat. Mais à quel prix… Prendre l’ascenseur seul avec une femme ? évitons. Se retrouver seul dans une pièce avec une femme ? impensable (c’est dans le règlement de mon université, ce qui est conseillé aux professeurs)..quelle liberté de vivre dans la peur.. Si “éduquer nos fils” veut dire les rendre complètement fragiles ou les “féminiser” comme j’ai lu parfois…non merci.

    On ne parlera pas de Trudeau, ce grand féministe, qui selon une journaliste aurait “peloté” cette dernière à un festival de musique en Colombie-Britannique avant qu’il entre en politique..

    Sinon à part ça, j’apprécie votre travail ainsi que vos vidéos, bonne continuation 🙂

  2. Johnny Sins dit

    Moins d’harcèlement c’est très bien. C’est une des bonnes choses du Canada et du Quebec.

    Mais aujourd’hui et après ça je crains une altération considérable des rapports hommes-femmes.
    Le Canada est un parfait exemple de pays où le “féminisme” moderne (qui selon moi s’éloigne beaucoup et de plus en plus du vrai féminisme, le féminisme initial) prends une place beaucoup trop importante et n’a personne pour apporter un point de vue différent, opposé. Tout avis un peu divergent fait automatiquement de vous des “sexistes”, “misogynes” etc..

    Et ce mouvement souvent très proche de la communauté (lobby ?) LGBT+… réduit la liberté d’expression dès lors que l’opinion ne correspond pas à leurs idées. (cf: Lauren Southern, militante d’extreme droite, aspergée d’urine en Colombie-Britannique après avoir dit qu’il n’existait que deux sexes).
    Quelqu’un, même avec des idées qui nous semblent insupportables doit elle subir pareil traitement ? même au nom de “légalité” ?

    En France nous avons maintenant une loi qui verbalisera les “regards appuyés” entre 90 et 750€….
    Ce genre de lois (inapplicables au passage) sont une épée de Damocles au dessus de la tête des hommes, faisant d’eux des “harceleurs” potentiels.

    Les Canadiens sont arrivés à ce résultat. Mais à quel prix… Prendre l’ascenseur seul avec une femme ? évitons. Se retrouver seul dans une pièce avec une femme ? impensable (c’est dans le règlement de mon université, ce qui est conseillé aux professeurs)..quelle liberté de vivre dans la peur.. Si “éduquer nos fils” veut dire les rendre complètement fragiles ou les “féminiser” comme j’ai lu parfois…non merci.

    On ne parlera pas de Trudeau, ce grand féministe, qui selon une journaliste aurait “peloté” cette dernière à un festival de musique en Colombie-Britannique avant qu’il entre en politique..

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.